Ramonage déductible des impôts : ce qu’il faut savoir !

La facture d’un ramonage annuel ne passe pas toujours inaperçue dans le budget d’un propriétaire, mais son traitement fiscal reste souvent opaque. Contrairement à certaines idées reçues, les frais engagés pour l’entretien d’une cheminée ne sont pas systématiquement éligibles à une réduction ou un crédit d’impôt.

Seuls les bailleurs déclarant des revenus fonciers peuvent, sous conditions, intégrer ces dépenses à leur déclaration. La frontière entre charges déductibles et travaux non éligibles, elle, s’avère plus stricte qu’il n’y paraît. Les textes fiscaux précisent les modalités d’application, et chaque cas mérite une attention particulière.

Ramonage et fiscalité : ce que dit la loi aujourd’hui

Oubliez les approximations : le ramonage s’impose à tous ceux qui possèdent une cheminée, sans distinction d’époque ou de style de maison. Le règlement sanitaire départemental ne laisse pas de place à l’improvisation : ramoner son conduit, c’est respecter la loi. À chaque intervention, le professionnel délivre un certificat de ramonage, ce bout de papier qui peut tout changer si un sinistre survient. Garder ce document, c’est se prémunir face à l’exigence des assureurs.

Le ramonage va bien au-delà d’un simple coup de propre. Il protège du monoxyde de carbone, réduit les risques d’incendie, et surtout, répond aux attentes strictes des compagnies d’assurances. En cas de problème, impossible de feinter : sans certificat, la prise en charge s’effondre.

Voici, concrètement, ce que cela implique :

  • Fréquence : la plupart des départements demandent au moins un ramonage par an pour les appareils à bois, parfois deux selon le combustible utilisé.
  • Responsabilité : dans une location, le locataire doit s’en charger, sauf mention contraire dans le bail.
  • Coûts : le prix dépend de la région, du conduit, du degré d’encrassement, et du professionnel choisi.

La législation ne prévoit aucune déduction automatique pour les particuliers vivant dans leur logement. Seuls certains bailleurs peuvent inclure ces dépenses d’entretien dans les charges déductibles de leurs revenus fonciers. Le ramonage ne se limite donc pas à la sécurité : il engage la conformité fiscale, protège le patrimoine, et conditionne le dialogue avec l’assurance.

Peut-on vraiment déduire les frais de ramonage de ses impôts ?

La fiscalité française ne manque pas de subtilités, et le ramonage ne fait pas exception. Chaque année, la question revient : l’intervention d’un ramoneur professionnel, peut-elle alléger la déclaration de revenus ? Pour les occupants de leur résidence principale, la réponse est nette : les frais de ramonage ne sont pas déductibles. Impossible d’intégrer cette dépense au crédit d’impôt pour l’emploi à domicile, ni d’espérer une réduction pour travaux d’amélioration énergétique. L’administration fiscale range le ramonage parmi les frais d’entretien courant, sans avantage pour le particulier.

Côté propriétaires bailleurs, la donne change. Pour ceux qui louent, le ramonage réalisé par un professionnel, facture à l’appui, rejoint la liste des dépenses d’entretien à déduire des revenus fonciers. Ce mécanisme réduit la base imposable et s’effectue dans le respect des règles, à condition de fournir les justificatifs requis.

Occupant à titre personnel Non déductible
Propriétaire bailleur Déductible des revenus fonciers

La déclaration de revenus laisse peu de marges : seuls les bailleurs tirent un bénéfice fiscal du ramonage. Pour les autres, il s’agit d’une obligation d’entretien, sans levier de réduction d’impôt.

Déduction, crédit d’impôt ou charges : comment s’y retrouver ?

Le vocabulaire fiscal regorge de termes parfois proches, souvent source de confusion. Déduction, crédit d’impôt, charges… Leur impact diffère. Pour le ramonage, tout est question de statut.

La déduction concerne les propriétaires bailleurs qui louent leur bien vide. Ils peuvent inclure le ramonage parmi les charges déductibles des revenus fonciers, au même titre que d’autres frais d’entretien ou de gestion. L’élément clé ? La facture du ramoneur, à conserver impérativement.

Le crédit d’impôt, lui, ne couvre pas le ramonage. Ce type d’intervention n’entre ni dans les services à la personne ni dans les travaux d’amélioration énergétique ouvrant droit à un coup de pouce fiscal. Pas de geste sur la taxe d’habitation, aucune incidence sur le prélèvement à la source.

Pour rendre les choses limpides, voici un résumé :

  • Propriétaire occupant : aucune déduction, pas de crédit d’impôt
  • Bailleur : possibilité de déduire dans les charges foncières, à condition d’avoir les factures

La confusion persiste, mais la règle ne varie pas : seul le bailleur tire un bénéfice fiscal du ramonage, dans le cadre de la déduction des revenus fonciers. Pour les autres, il s’agit d’une dépense classique, imposée par la sécurité, sans effet sur la fiscalité.

Femme française étudie une facture de ramonage dans sa cuisine lumineuse

Les situations où le ramonage devient une charge déductible pour les propriétaires bailleurs

Le ramonage, souvent relégué au rang des obligations, peut se transformer en levier fiscal pour les propriétaires bailleurs. Déduire le ramonage des revenus fonciers se justifie dès lors que la dépense concerne l’entretien courant d’un bien loué nu. La loi fiscale assimile ce poste aux charges déductibles, à l’image d’autres frais de réparation ou d’entretien.

Le cadre est précis : le logement doit être loué sous le régime des revenus fonciers, donc vide. Si le bien est loué meublé, le régime change et l’on passe aux Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC), où les règles diffèrent. La déduction ne vaut que si le propriétaire prend à sa charge le ramonage, avec facture à l’appui. Si le locataire règle la note, le bailleur ne peut rien déduire.

Voici quelques situations à connaître :

  • Ramonage effectué l’année du départ d’un locataire : le bailleur peut, avec une facture nominative, justifier un remboursement partiel.
  • Entretien des installations de chauffage collectif : la dépense se répartit entre copropriétaires, chacun déduisant sa quote-part.
  • Ramonage pour plusieurs logements dans un immeuble : chaque propriétaire répartit la charge au prorata des biens loués.

Factures, attestations et documents du ramoneur professionnel se conservent soigneusement. En cas de contrôle fiscal, ce sont eux qui feront foi. La fiscalité du ramonage n’a rien d’opaque pour qui maîtrise les règles officielles et s’y tient. Dans le ballet subtil des obligations et des droits, le ramonage trace sa ligne : utile, réglementé, parfois fiscalement avantageux, mais jamais laissé au hasard.

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