Le prix moyen assurance maison 120m2 en France se situe autour de 373 euros par an pour une maison, toutes régions confondues. Cette donnée, issue des comparaisons de contrats multirisques habitation, masque des écarts territoriaux importants : selon votre adresse, la prime annuelle peut varier du simple au double pour un logement de surface et de garanties identiques. La localisation géographique constitue l’un des critères de tarification les plus discriminants, au même titre que la surface ou le statut occupant.
Comment les assureurs calculent le tarif d’une maison de 120m2
Une maison de 120 m² entre dans la catégorie des logements individuels de taille intermédiaire. Les assureurs calculent la prime en combinant plusieurs paramètres : la surface habitable, le statut du souscripteur (propriétaire occupant, locataire, propriétaire non-occupant), la valeur des biens mobiliers déclarés, et les garanties souscrites.
La surface influe directement sur le capital mobilier estimé et sur le coût de reconstruction en cas de sinistre total. Pour une maison de cette taille, les contrats multirisques habitation (MRH) couvrent généralement les dégâts des eaux, l’incendie, le vol, et les catastrophes naturelles.
À ces paramètres s’ajoute depuis le 1er janvier 2025 une évolution réglementaire nationale : le taux de la surprime Cat Nat pour l’habitation est passé de 12 % à 20 %. Cette hausse affecte tous les contrats MRH en France, quelle que soit la localisation du logement, et s’additionne aux écarts territoriaux existants.
Écarts de prix assurance habitation entre régions : les facteurs déterminants
Derrière les variations régionales, plusieurs mécanismes expliquent pourquoi une même maison de 120 m² est plus coûteuse à assurer en Île-de-France ou en Nouvelle-Aquitaine qu’en Bretagne ou dans les Pays de la Loire.
Le premier facteur est la sinistralité locale. Les cambriolages, plus fréquents dans les zones urbaines denses et certaines régions, font monter les primes. Les assureurs intègrent le taux de vol observé dans leur zone tarifaire lors du calcul de la prime.
Le deuxième facteur est l’exposition aux risques climatiques. France Assureurs a publié en juin 2025 une étude des contrats multirisques habitation observés en 2024, qui fait état de disparités régionales en matière de sinistres climatiques, notamment pour les dégâts des eaux. Les régions exposées aux inondations, à la grêle ou à la sécheresse enregistrent mécaniquement des résultats techniques dégradés, ce qui se traduit par des tarifs plus élevés.
Le troisième facteur est le coût des réparations. Dans les zones où le marché immobilier est tendu et où la main-d’oeuvre est onéreuse, le coût de remise en état après sinistre est plus élevé. Les assureurs provisionnent ce surcoût dans leur grille tarifaire régionale.

Régions les plus chères et moins chères pour assurer une maison
Les données issues des comparateurs d’assurances font ressortir des tendances régionales constantes. L’Île-de-France et la Nouvelle-Aquitaine figurent parmi les régions où les primes sont les plus élevées. La Corse et Auvergne-Rhône-Alpes affichent également des tarifs supérieurs à la moyenne nationale.
À l’opposé, la Bretagne et les Pays de la Loire se situent dans les régions où les primes sont les plus basses. Cette position s’explique par une sinistralité historiquement plus faible, notamment en matière de cambriolages et d’événements climatiques extrêmes.
Pour une maison de 120 m², ces écarts régionaux se traduisent concrètement dans la prime annuelle. Un propriétaire en région parisienne paiera significativement plus qu’un propriétaire en Bretagne pour un contrat aux garanties comparables.
Risque climatique et adresse précise : deux niveaux d’analyse
La comparaison par région constitue un premier niveau d’analyse, mais elle ne suffit pas à évaluer le tarif d’un contrat précis. Deux maisons de 120 m² dans la même région peuvent relever d’expositions très différentes.
BPCE Assurances rapporte que, dans son portefeuille, l’exposition forte ou très forte au risque d’inondation concerne une partie des assurés, tout comme le risque de sécheresse lié au retrait-gonflement des argiles. Ces deux risques peuvent varier d’une commune à l’autre, voire d’une parcelle à l’autre au sein d’une même commune.
Le retrait-gonflement des argiles mérite une attention particulière pour les maisons individuelles. Ce phénomène, qui provoque des fissures dans les fondations lors des épisodes de sécheresse intense, est couvert au titre des catastrophes naturelles. Mais les zones les plus exposées se concentrent dans des secteurs géographiques précis, indépendamment des découpages régionaux habituels.
- L’exposition au risque d’inondation dépend du bassin versant, de la proximité d’un cours d’eau et de la cote du terrain. Deux maisons situées dans la même ville peuvent avoir des niveaux de risque très différents selon qu’elles se trouvent en zone inondable ou non.
- Le risque de retrait-gonflement des argiles est cartographié par le Bureau de Recherches Géologiques et Minières. L’adresse précise détermine le niveau d’aléa, qui peut aller de faible à fort sur quelques centaines de mètres.
- La sinistralité cambriolage varie selon le quartier et la commune, pas seulement selon la région. Les données de sinistralité locales que les assureurs intègrent dans leurs tarifs sont plus fines que le seul découpage régional.
Ce que révèle la surprime Cat Nat pour les propriétaires en 2025
Le relèvement du taux de la surprime Cat Nat de 12 % à 20 % en janvier 2025 constitue un signal structurel. Cette hausse réglementaire, qui s’applique à tous les contrats habitation, traduit une prise de conscience du secteur assurantiel face à l’augmentation de la fréquence et de l’intensité des événements climatiques.
Pour un propriétaire d’une maison de 120 m², cette évolution signifie que la part du contrat consacrée à la couverture des catastrophes naturelles a sensiblement augmenté. Cette hausse est indépendante du comportement de l’assuré ou des caractéristiques de son logement : elle s’applique uniformément à l’ensemble du territoire.
Les régions historiquement peu exposées, comme la Bretagne ou les Pays de la Loire, restent moins touchées par la sinistralité climatique. Mais les professionnels du secteur soulignent que cette carte du risque évolue, avec des phénomènes météorologiques qui se manifestent dans des zones auparavant épargnées.
Comparer les offres : ce qui change réellement le tarif d’un contrat MRH
Pour une maison de 120 m², la comparaison des offres doit porter sur des éléments concrets, au-delà du simple prix affiché.
- Le niveau de franchise par type de sinistre (dégât des eaux, vol, catastrophe naturelle) conditionne ce que l’assuré paiera effectivement lors d’un sinistre. Un contrat peu cher avec une franchise élevée peut revenir plus coûteux en cas de dommage.
- Le capital mobilier garanti doit correspondre à la valeur réelle des biens. Sous-estimer cette valeur réduit la prime, mais expose à une indemnisation insuffisante.
- Les garanties optionnelles comme la protection juridique, l’assistance ou la couverture des équipements extérieurs (piscine, dépendances) modifient significativement le périmètre de protection et le tarif.
Le prix moyen d’une assurance maison de 120 m² varie donc selon la région, l’adresse précise, le niveau de risque local et les garanties souscrites. La surprime Cat Nat relevée en 2025 rappelle que ces tarifs restent soumis à des évolutions réglementaires qui dépassent la seule décision de l’assuré.

