Les infestations de nuisibles à domicile ne sont plus un problème marginal. Selon une étude Ipsos publiée en février 2026, 62 % des ménages français ont subi au moins une infestation au cours des cinq dernières années, et le nombre total de cas a quasiment doublé entre 2021 et 2025. La région Auvergne-Rhône-Alpes, Savoie incluse, affiche l’un des taux les plus élevés du pays : 69 % des foyers touchés. Face à cette progression, savoir repérer les signes d’alerte et connaître les bonnes démarches fait toute la différence.
Des espèces en progression, y compris en montagne
Le frelon asiatique (Vespa velutina) illustre bien cette dynamique. Présent en Savoie depuis 2015, il couvre aujourd’hui 80 % du territoire métropolitain. En 2026, 13 nids ont été signalés dans le département 73 (données provisoires, saison en cours), avec un taux de neutralisation de 31 %. Si ces chiffres sont en baisse par rapport à 2025, la pression reste réelle : certains secteurs comme le plateau de la Leysse, autour de Chambéry, avaient vu leurs signalements doubler entre 2024 et 2025.
Les chenilles processionnaires constituent une autre préoccupation locale. La préfecture de la Savoie a pris un arrêté spécifique le 24 juin 2026 pour encadrer la gestion des risques sanitaires liés à ces insectes, dont les poils urticants représentent un danger réel pour les enfants, les animaux domestiques et les personnes allergiques. L’ARS Auvergne-Rhône-Alpes rappelle régulièrement la nécessité de rester prudent, notamment au printemps.
À cela s’ajoutent les punaises de lit, dont la progression nationale est documentée : une hausse de 50 % des infestations a été enregistrée en juin 2025 par rapport à juin 2024. Les locations touristiques, gîtes et résidences de montagne, avec leur forte rotation de voyageurs, constituent des environnements particulièrement exposés. Pour les propriétaires bailleurs ou les gestionnaires de logements saisonniers en Savoie, la vigilance s’impose à chaque fin de séjour.
Pour une prise en charge rapide et conforme à la réglementation, il est possible de faire appel à un spécialiste proposant la désinsectisation en Savoie, avec intervention sous 24 à 48 heures, devis gratuit et garantie de résultat.
Bien choisir son professionnel : ce que dit la réglementation
Depuis le 1er janvier 2024, la certification des professionnels de la lutte contre les nuisibles a été réformée. L’ancien Certibiocide unique a été remplacé par trois certificats distincts. Pour un désinsectiseur, c’est le Certibiocide nuisibles (couvrant les types de produits TP14, TP18 et TP20) qui est désormais requis. Vérifier que l’intervenant détient cette certification, ainsi qu’un agrément du ministère de l’Agriculture, constitue le premier réflexe à avoir avant de signer quoi que ce soit.
Cette réforme vise à mieux cibler les compétences selon les produits biocides utilisés. Concrètement, cela protège le particulier : un professionnel certifié connaît les protocoles adaptés à chaque espèce, les doses à respecter et les précautions nécessaires pour les occupants du logement. Les certifications obtenues avant fin 2023 restent valides jusqu’à leur date d’expiration, mais pour toute nouvelle prestation, le nouveau Certibiocide nuisibles est le bon indicateur.
Un coût à ne pas sous-estimer
Le coût moyen d’une infestation s’élève à 570 € par foyer touché, selon l’étude Ipsos de février 2026. Les punaises de lit représentent le cas le plus onéreux, avec une facture moyenne de 816 € (diagnostic, traitement, remplacement de literie). Une intervention de technicien hygiéniste certifié coûte en moyenne 284 €, mais peut atteindre 492 € pour les puces. Ces chiffres rappellent que traiter rapidement revient souvent moins cher qu’attendre que l’infestation s’étende.
Au-delà de l’aspect financier, 69 % des personnes ayant subi une infestation rapportent un impact sur leur bien-être : stress, troubles du sommeil, nervosité. Des conséquences qui plaident elles aussi pour une réaction rapide, en faisant appel à un professionnel qualifié dès les premiers signes.

